Laurian Tarris (qui réussit ici un « coast to coast ») et ses coéquipiers ont survolé la rencontre face à Tourcoing. Laurian Tarris (qui réussit ici un « coast to coast ») et ses coéquipiers ont survolé la rencontre face à Tourcoing. Photo : L’Alsace, Christelle Didierjean.

Kaysersberg en mode prédateur

Il n’y a pas eu photo samedi dernier salle Faller. Kaysersberg n’a laissé aucune chance à Tourcoing pour enchaîner une troisième victoire consécutive (84-61) et renforcer sa place de leader.

 

 

C’est ce qu’on appelle une soirée quasi parfaite. Le retour gagnant du blessé (Diagne), une entame de feu pour une large victoire avec la manière de 23 points (84-61), qui écarte un adversaire direct, deux autres rivaux (Pfastatt et Sainte-Marie les Metz) qui perdent des plumes, on n’était pas loin de la félicité samedi soir salle Faller, et une deuxième mi-temps un peu plus brouillonne (42-41), ne pouvait en aucune manière gâcher la fête d’une équipe de plus en plus en rythme.

« J’ai encore des fourmis » souriait Amadou Diagne à la fin de ces 40 minutes qui marquaient son retour après un mois et demi d’absence suite à sa malheureuse blessure début octobre face à Gennevilliers. Ovationné à chacune de ses entrées ou sorties et chaque fois qu’il réussissait une action, un des chouchous du public de la salle Faller poursuivait : « J’étais un peu excité parce que je ne voulais pas me laisser faire, je suis dedans à 100 % dans l’intensité, c’est primordial. L’équipe continue son chemin, on prend ce qu’il y a à prendre. On est en train de franchir un cap supplémentaire, petit à petit. Mais on reste insatisfaits, et c’est ce qui nous fait revenir à chaque match, à chaque entraînement avec la même envie de vouloir s’imposer. On sait que rien n’est gagné d’avance. Le prochain match est encore un match-piège, mais on a vécu d’autres trucs plus douloureux et on sera prêts ».

Le sentiment de l’ailier-fort résume assez bien l’état d’esprit d’un groupe qui semble en train de changer de dimension dans son expression collective. « Quand on joue comme en première mi-temps, que le ballon bouge et qu’on fait l’effort les uns pour les autres, c’est sûr qu’on est très dangereux » affirme un Sreten Cabarkapa très en cannes en ce moment. « En première mi-temps, on a fait beaucoup de passes, beaucoup de jeu, avec en plus une grosse défense où chacun s’est donné. On s’est un peu relâchés à la fin, mais ça ne gâche rien. On progresse, on sait qu’on doit être solidaires si on veut rester premiers, on l’a bien compris à Pfastatt»

« Les coaches font un superboulot »

Avec son large sourire, Abdoulaye N’Diaye savourait également une de ces belles soirées dont Kaysersberg a le secret : «  Ça fait plaisir de retrouver Amadou qui était super ce soir, de voir que tout le monde est en bonne santé et d’être enfin au complet. On vit super-bien, tout le monde est content de faire partie d’un groupe dans lequel il n’y a pas de grosse tête. Les coaches ont aussi fait un super-boulot pour rassembler l’équipe. Là, on est sur le rythme sur lequel on voulait être depuis le début de la saison, les choses commencent à être huilées. J’espère qu’on va continuer à donner à Kaysersberg de belles soirées comme ça. C’est notre championnat, on veut vraiment monter et ça va passer par là » Et le pivot d’embrayer sur ce nouveau statut de leader de son équipe depuis une semaine : « Il faut encore plus se motiver et se concentrer. Maintenant, on n’est plus les chasseurs mais la proie que les autres vont aller chercher, et il faudra être plus malins qu’eux. Mais personnellement, je préfère être chassé, parce que si on ne fait pas de courbes et qu’on fonce tout droit, ce sera difficile de nous attraper (sourire). On a déjà prouvé qu’on pouvait battre n’importe qui. Il va falloir qu’on continue à travailler dans ce sens »

Une soirée de ce genre est aussi un plaisir pour un entraîneur. Et Fabien Drago ne cherchait pas à bouder le sien : « On est contents d’avoir pu revoir Amadou. Je pense qu’on est vraiment en progrès. J’ai surtout l’impression qu’il y a eu le déclic qu’on attendait. Pfastatt nous a fait du bien. À l’extérieur peuvent intervenir la maladresse, l’arbitrage dans une salle qui n’est pas acquise à notre cause, mais si on joue dans cette dureté, dans cette intensité-là, si on arrive à les reproduire régulièrement, on a quand même 9 joueurs qui peuvent à tout moment nous amener des solutions. Je vais essayer de m’appuyer là-dessus parce qu’il y a des échéances importantes où je suis sûr que les joueurs seront motivés. Chassé, pas chassé, je pense qu’on est vraiment nous le prédateur qui est à la chasse de la première place et des play-offs. On doit s’appuyer là-dessus, en faire notre objectif. »

 

Source : L'Alsace, Guy Thomann.

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