Bon, c’est vrai, les Jurassiens étaient diminués par les blessures. Mais pour le reste, les joueurs de Fabien Drago ont quand même réussi une prestation de premier plan, et ce au meilleur moment. « Ce soir, on est tous heureux », relevait Patrice Koenig. « On a eu un début de championnat délicat, on a bien bossé aux entraînements, et là, le travail paye. On a bien respecté les consignes, on était solidaires, appliqués, il y avait de l’enthousiasme, Les 35 points à l’arrivée, ça fait plaisir. »
En plus du travail, un autre facteur explique cette transformation, l’investissement collectif : « On n’a pas un joueur au-dessus du lot offensif, on travaille donc ensemble. Chaque match, c’est un autre qui peut alimenter le score, c’est un travail collectif aussi bien en attaque qu’en défense. »
« C’est super-intéressant et ça fait plaisir »
Une analyse corroborée par quelques chiffres. Ainsi, samedi, huit joueurs différents ont inscrit des points lors du premier et du dernier quart-temps, à l’image d’un Stéphane Delattre entré lors des dix dernières minutes et qui n’a pas eu de mal à trouver sa place dans l’équipe.
Cet aspect collectif ravit d’ailleurs Fabien Drago : « Dans ce domaine, on parle beaucoup de défense depuis un moment, de relations rapides, de jouer vite, vers l’avant pour mettre Baptiste (Cransac) sur orbite, on a vu que tout le monde y a participé. C’est super-intéressant et ça fait plaisir parce que ce sont des paniers qui mettent tout le monde en confiance. Quand tu reviens en défense, l’adversaire a pris un coup, toi tu es bien en attaque. En défendant bien, on crée des choses devant qui nous rendent vraiment confiants. »
L’intéressé partage cet avis : « On n’a pas de fort talent individuel pour marquer 30 points. » confie Cransac. « Tout le monde doit défendre. Après, ça nous permet de courir, d’avoir des shoots ouverts, de bien travailler en attaque. On avait besoin de temps pour se rôder. Là, on commence à développer un basket plus agréable à voir, et surtout plus efficace. »
Après les deux défaites initiales, ce succès est peut-être prépondérant pour l’avenir. C’est en tout cas ce qu’espère l’entraîneur du KABCA : « On avait absolument besoin de la victoire. Là, les gars sont heureux, il y a une grosse délivrance, il y a quelque chose qui est né ce soir, en tout cas qui s’est décoincé, décomplexé même. J’espère qu’on est partis pour une petite série, ou en tout cas pour vendre chèrement notre peau où que l’on aille, contre qui que l’on joue. » Comme le conclut Patrice Koenig : « Je ne sais pas si c’est un match référence, mais il fait beaucoup de bien. »
Et il donnera certainement de la sérénité aux vignerons avant leur déplacement à Tremblay le week-end prochain.
Source : L'Alsace, GT







































































































