Kaysersberg a conclu la première moitié de sa phase de préparation par une large victoire face aux Allemands de Speyer dimanche. Place maintenant à une phase de récupération.

Après trois semaines de travail acharné et quatre rencontres – dont trois plutôt intenses contre GET Vosges, Souffelweyersheim et les Allemands de Speyer (D2) –, le KABCA entre dans la deuxième partie de sa préparation. Aucun match amical n’est programmé pendant dix jours. Le prochain aura lieu le 12 septembre sur le parquet du BCS.

Fabien Drago, l’entraîneur kaysersbergeois, peut donc tirer des premiers enseignements plutôt intéressants du travail de son équipe, qui va découvrir la Nationale 1 dans 18 jours.

– Quel bilan global dressez-vous, trois semaines après la reprise ?

– Après trois semaines, je pense qu’on arrive au pic de cette préparation, à travers des matches et des adversaires musclés, durs au corps. Mais je pense qu’on a déjà une bonne base, avec des mecs qui en veulent, qui ont de l’envie, qui sont réactifs. Par exemple, quand ils sentent une injustice, derrière, ça défend dur. On a une équipe qui est déjà soudée, qui a envie de jouer ensemble.

« Progresser sur la constance »

– C’est une autre phase qui débute maintenant…

– Ces trois semaines ont été difficiles. On monte en puissance, progressivement, sans que ce soit violent. On n’est pas complètement obsédé non plus par le physique. Je pense qu’on fait les choses intelligemment, avec un préparateur physique qui fait du bon boulot.

L’idée maintenant, c’est de bien gérer cette semaine où on n’a pas de matches, jusqu’à ce qu’on retourne à Souffel dans dix jours. Il faut qu’on gère la récupération, qu’on peaufine, qu’on travaille tout ce qu’on a pu emmagasiner comme informations sur les trois derniers matches, parce qu’il y a des choses à corriger.

– À ce stade, l’état des lieux correspond-il à votre tableau de marche ?

– Je pense qu’on est dans les clous. Ce que j’ai dit aux joueurs dimanche avant le match face à Speyer, c’est que pour l’instant, on montre des signes pendant 30-35 minutes qu’on est une équipe de N1. En tout cas, on n’a rien à envier au Souffel de vendredi dernier.

En revanche, et contre GET c’était un peu pareil, on fait un beau match, on construit de belles choses, on est cohérent défensivement, mais après, on a aussi des trous d’air.

Avant la mi-temps, on est à +10, et on se retrouve à -1 deux fois de suite contre des équipes de N1. C’est là-dessus qu’on doit progresser, sur la constance, la régularité. Quand il y a des moments faibles comme on sait qu’il peut y en avoir, l’idée, c’est de sentir les choses quand elles arrivent, aussi bien moi que les joueurs.

On doit, soit par un temps mort, soit par une dureté défensive supplémentaire, savoir qu’on a pris un panier, un deuxième, mais qu’il ne doit pas y en avoir un troisième.

– Allez-vous encore procéder à des ajustements ?

– Oui, par exemple dans les aides défensives. Je pense que Jermel (Kennedy) découvre un peu un basket qu’il ne connaît pas encore, peut-être français, ou à la Kaysersberg, si on peut dire, avec des choix défensifs plus collectifs. Il y a certaines rotations après plusieurs passes où il peut encore nous aider, mais il n’est pas le seul.

Un renfort cette semaine ?

C’est là où nos nouveaux joueurs ont beaucoup de choses à emmagasiner et à acquérir, plus que ceux qui étaient déjà là. Ce sont des automatismes, des réflexes, de la répétition, mais il n’y a rien d’alarmant.

– Votre effectif est-il encore susceptible de subir des modifications ?

– On avait pris Jermel (Kennedy) pour un poste 4. Aujourd’hui, je pense qu’en se basant sur le peu de temps qu’il a passé avec nous, l’équipe autour de lui est taillée pour qu’il nous apporte beaucoup plus dans l’immédiat au poste 3.

On l’a décalé de cette manière pour nos trois matches-tests et je pense qu’on ne s’est pas trompé. Il apporte exactement ce dont on a besoin.

Ça ouvre des perspectives sur le poste 4, où on a Laurian (Tarris) , Amadou (Diagne) et peut-être un renfort supplémentaire.

On a engagé des pourparlers, on est d’accord avec un joueur et son agent, mais il faut que les dirigeants valident financièrement. Quelle que soit leur décision, je l’accepterai. Au niveau sportif, en tout cas, on est prêt à accueillir cette recrue. Ça peut se débloquer dès cette semaine.

 

Source : DNA, Guy Thomann.

https://c.dna.fr/sports/2018/09/04/on-est-dans-les-clous