Battu par deux gros bras de la division, “Souffel” et Orchies, Kaysersberg va tenter de reprendre sa marche en avant, ce soir, à Besançon, autre promu en Nationale 1.

Autant il ne fallait pas sauter au plafond après la victoire inaugurale contre le GET Vosges, toujours à la recherche de sa première victoire en championnat cette saison, autant il ne faut pas non plus se flageller après les deux revers subis à Souffelweyersheim et contre Orchies. Même si des deux matches face à ces grosses cylindrées de Nationale 1 toujours invaincues, c’est le dernier en date, face aux Nordistes, qui laissent le plus de regrets aux Kaysersbergeois.

« On avait envie de faire un coup face à une équipe loin d’être au complet. On est dans le match jusque dans les dernières minutes. Mais on perd sur un écart énorme en payant très cher nos trous d’air. C’est le basket, philosophe le coach Fabien Drago. Les regrets viennent de nos vingt-deux pertes de balle, d’un Jermel (Kennedy) qui évoluait loin du niveau qu’on attend de lui, du rythme qu’on n’a pas su donner à cette partie… »

L’heure des retrouvailles

En tant que novice en Nationale 1, le KABCA se sait évidemment perfectible. Et ses premiers matches sont autant de tests grandeur nature à même de lui fournir des axes de travail. Il ne faut pas non plus oublier que ce début de saison se fait sans l’emblématique meneur Willy Berquier – touché au genou, il pourrait reprendre l’entraînement la semaine prochaine – ce qui n’est pas sans poser des soucis dans la construction du jeu haut-rhinois. Contre Orchies, sa présence aurait pu apporter d’autres solutions à la mène.

Mais il ne s’agit pas de se lamenter sur son sort. Et “KB” devra encore faire sans son capitaine ce soir à Besançon. Il se pourrait également qu’Abdoulaye Ndiaye, dont le genou a gonflé, manque également à l’appel. Une nouvelle contrariante alors que se profile un sacré duel dans la raquette avec le Lituanien Henrikas Vorotnikovas qui avait déjà fait souffrir les Vignerons au printemps (21 points) malgré une défaite du BesAC en quarts de finale du Trophée Coupe de France.

« C’est une boule de muscles qu’on avait eu du mal à contenir, se rappelle le technicien alsacien. Il y avait aussi Guerrier au poste 3 qui nous avait posé des problèmes en contre-attaque. Besançon a conservé son ossature et s’est bien renforcé, notamment avec un autre Lituanien (l’ailier Rokas Uzas) dangereux à mi-distance et bon passeur. »

Chez l’un des autres promus de cette poule A de N1, qui a un peu mieux commencé sa saison (2V, 1D), Kaysersberg cherchera malgré tout à équilibrer son bilan légèrement déficitaire aujourd’hui. La répétition des entraînements tend à « faire de ce groupe une équipe ». Et c’est bien sur son collectif que le nouveau venu en troisième division entend s’appuyer tout à l’heure pour remporter un match de “son” championnat. Même si, pour l’heure, les étiquettes sont encore difficiles à coller.

« On ne peut pas comparer Besançon et Kaysersberg ! Et il est difficile de connaître la qualité de cette équipe qui attend encore la qualification de plusieurs joueurs (une décision devait être prise la Fédération hier soir ou aujourd’hui concernant les cas Dos Santos, John et Tall, ndlr). Contre nous, elle sera peut-être pour la première fois au complet. On doit y aller le couteau entre les dents pour espérer les chatouiller », assure Fabien Drago.

Continuer à apprendre tout en gagnant serait déjà une belle leçon…

 

Photo : Vanessa Meyer
Source : DNA, Julien-Thomas WILL (https://c.dna.fr/sports/2018/10/05/en-apprentissage)