« On n’a pas perdu notre basket »

D’un côté, Saint-Quentin, leader de la poule avec cinq victoires en cinq matchs, et qui à domicile a passé 25 points à Récy et 21 à Aubenas. De l’autre Kaysersberg, une seule victoire et qui reste sur quatre défaites. De quoi donner un match déséquilibré cet après-midi ? Laurian Tarris n’est pas de cet avis.

S’il montre de bonnes choses dans le jeu, le promu haut-rhinois n’arrive pour l’instant pas à les matérialiser par des victoires. Personne n’imagine donc que Kaysersberg, douzième, va aller s’imposer à Saint-Quentin, premier. Et si c’était la chance du KABCA ? En tout cas, les joueurs veulent y croire à l’image de Laurian Tarris.

– Laurian, on imagine que vous avez pris un coup sur la tête contre Sorgues (Kaysersberg a perdu 80-85 après avoir mené de 20 points en début de deuxième mi-temps) ?

– Bien sûr, c’est difficile pour tout le monde. Ça fait deux fois qu’on tient le match et qu’on se fait coiffer simplement parce qu’on déjoue à la fin. On s’est quand même remis au boulot comme il faut. Bien sûr, mentalement ça fait mal, mais il ne faut pas rester sur un échec, il ne faut pas oublier, mais ça ne sert à rien d’en parler pendant 110 ans pour constater qu’à la fin on a perdu. Cette semaine, on a mis cette défaite de côté pour se tourner vers Saint-Quentin. On veut progresser et gagner, c’est clair pour tout le monde.

– Est-ce que les problèmes actuels sont identifiés ?

– Oui. On sait sur quels points on doit travailler dans le jeu. C’est ce qu’on a fait cette semaine. Ça fait deux fois qu’on déjoue complètement sur la défense de zone. On sait à quoi s’attendre et les équipes en face vont certainement continuer à nous proposer de la zone.

– Pour l’instant, “KB” a aussi du mal à finir ses matches…

– L’an dernier, on “mangeait” les équipes en fin de match, cette année, c’est l’inverse. Est-ce qu’il faut qu’on travaille plus physiquement, est-ce qu’il faut qu’il y ait plus de rotations dans le jeu ? Je n’ai pas l’impression qu’on est fatigués. Est-ce que c’est un manque de gaz ou une fatigue mentale qui fait qu’on craque ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est que pour l’instant, on lâche et ce n’est pas bon.

– L’équipe manque-t-elle de confiance ?

– On se doutait que ça n’allait pas être rose comme la saison dernière, mais quatre défaites d’affilée, ce n’est pas génial. En présaison aussi, on n’a pas gagné non plus contre des équipes de notre niveau. Je pense qu’on n’est pas rassurés et qu’on manque de confiance. Entre nous, ça se passe plutôt bien, mais en match, quand il faut plier le match ou garder un écart qu’on a creusé, on n’y arrive pas parce qu’on doute, que les shoots ne sont pas les mêmes, et on voit l’adversaire revenir. Il faut vraiment qu’on arrive à ne pas craquer.

– Est-ce qu’il manque un “tueur” à Kaysersberg ?

– Je ne suis pas sûr que ce soit une question de “tueur”. Quand tu mènes de vingt points, tu n’as pas besoin de “tueur,” c’est à l’équipe de gérer une situation favorable et on n’est pas encore capables de le faire. C’est plus un problème global d’équipe.

– À Saint-Quentin, vous n’aurez pas grand-chose à perdre…

– Saint-Quentin, chez lui, dans une grande salle, il y a beaucoup de monde, du bruit. Mais nous, on n’a pas de pression à se mettre. Pourquoi pas faire un coup là-bas ? Si on joue relâché et qu’on se dit pourquoi pas, ça peut le faire. On n’a quand même pas perdu notre basket du jour au lendemain.

– Saint-Quentin est le dernier “gros” avant un calendrier a priori plus abordable…

– Après, on reçoit Aubenas et Boulogne et on va à Récy. Pour se remettre en selle, ce serait bien de faire quatre sur quatre ou au moins trois sur quatre. Saint-Quentin, ce serait un joli bonus, et ensuite les trois autres c’est clairement notre championnat et il ne faudra pas se louper.

Source : DNA, Guy Thomann. Photo : Vanessa Meyer. (https://c.dna.fr/sports/2018/10/21/on-n-a-pas-perdu-notre-basket)