Faute d’avoir plié l’affaire face à Recy, Kaysersberg s’offre un match vertigineux, ce soir, face à Andrézieux dans l’optique d’un maintien direct en N1. Cette fois-ci, mieux vaudrait ne pas se rater.

Ce serait ballot, vraiment, de ressusciter – et de quelle manière – en décembre pour venir mourir à proximité d’un maintien direct en Nationale 1 début mars. C’est pourtant ce qui pend au nez de Kaysersberg depuis son énorme raté contre Recy/Saint-Martin (68-75), un match qui aurait dû lui assurer une fin de saison paisible.

«On s’est vu trop beau, trop vite, tranche l’arrière Laurian Tarris, de retour dans le groupe après trois semaines d’absence dues à une entorse de la cheville droite. On a un peu oublié d’où on venait. Cette série de cinq victoires d’affilée nous a fait croire que l’on pouvait jouer relâché. Mais contre Recy, alors qu’on n’était pas au complet, ce fut une vraie déroute collective.»

Les mots ne sont pas trop forts. Et à force de jouer aux montagnes russes, le KABCA vit une première saison en N1 éprouvante. «On savait que ce serait compliqué d’aller chercher le maintien», rappelle le coach Fabien Drago.

Pourtant, au vu du parcours et du calendrier des Haut-Rhinois, qui joueront trois de leurs quatre derniers matches à domicile dont deux face à des concurrents directs, terminer au-delà de la 10e  place constituerait un énorme gâchis.

Un maintien si proche et si lointain à la fois

On n’en est pas encore là, mais le rendez-vous de ce soir face à Andrézieux à de quoi donner le vertige. En cas de nouveau revers, “KB” se rapprocherait dangereusement du précipice. «Mais si on gagne, on s’éloigne quasiment des trois dernières places, contre-attaque Fabien Drago. Il ne faudra pas subir pour ne pas disparaître face à une équipe qui vient chez nous jouer sa survie et qui défendra dur.»

Les Ligériens ne sont pas restés les bras croisés depuis leur victoire arrachée dans le money-time à l’aller (81-76). Aux grands maux, les grands remèdes: Sébastien Chérasse a pris la place de Romain Tillion sur le banc et l’ex-meneur souffelois Fabyon Harris est arrivé en renfort.

Mais qu’importe, en fait, puisque Kaysersberg, qui évoluera au complet, a les moyens de résister à cet effectif fourni. Capable du meilleur, mais aussi du pire, le promu doit retrouver le relâchement qui était le sien lorsqu’il se croyait quasiment condamné.

Depuis, le KABCA a bien redressé la barre. Mais il lui reste encore à progresser dans sa gestion des matches à haute pression comme ce sera le cas ce soir. La condition sine qua non pour s’ancrer au troisième niveau français.

«On est à la fois près de ce maintien mais Recy nous a aussi démontré que rien n’était acquis, temporise le stratège kayserbergeois. On apprend tous de cette première saison en N1 mais on a montré qu’on avait notre place à ce niveau-là.»

Une semaine après une mémorable rouste à Boulogne-sur-Mer (64-115), un déplacement effectué à effectif (très) réduit, il ne reste plus qu’à le prouver sur le parquet de la salle Théo-Faller. Ce serait ballot, vraiment, de n’avoir ce soir plus qu’Andrézieux pour pleurer…

Source : DNA, Julien-Thomas Will (https://c.dna.fr/sports/2019/02/09/ne-pas-se-rater)