Fabien Drago, le coach de Kaysersberg, a accepté de commenter les prestations de chacun de ses joueurs lors de la phase régulière de N1, sachant que Willy Berquier a quitté le club et qu’Abdoulaye Ndiaye est blessé depuis le début de la saison.

Jonathan Godin : « Il dégage beaucoup d’expérience et d’assurance. Il a grandement contribué à notre maintien. J’aimerais parfois qu’il garde un peu plus son sang-froid, qu’il ramène un peu plus de sérénité dans le groupe. Mais ça reste un joueur très précieux. Sa lucidité à trois points et aux lancers en fin de match est très importante. »

Arthur Buttner : « Il n’a malheureusement pas pu montrer son talent. Avec la pression, on s’est plus appuyé sur les cadres. Il travaille dur, il a des qualités de vitesse et à la mène. Il s’est bien intégré, a amené sa motivation et sa bonne humeur dans le groupe. C’est un peu le petit frère de tout le monde. »

Mendy, « le boss de l’équipe »

Kevin Walter : « C’est “Monsieur Dynamite”, un “sniper” capable de nous gagner des matches à tout moment par ses tirs à trois points et à mi-distance, son intelligence de jeu, son calme et son sang-froid. C’est un joueur complet, qui défend et sait se sacrifier pour l’équipe quand il le faut. C’est vraiment le joueur qu’on a envie d’avoir dans l’équipe. »

Amadou Diagne : « C’est une révélation pour sa première année en N1. Il continue de montrer tout son talent dans le timing au rebond et au contre. Il possède une arme qu’il ose de plus en plus utiliser : le tir à trois points. C’est un guerrier, un peu le couteau suisse qui va où je l’envoie, contre des gros dans la raquette ou contre des joueurs dangereux de loin. »

Elson Mendy : « Il est arrivé avec une énorme carte de visite. Il a été un leader offensif et nous a montré le chemin. Il est apprécié et respecté par ses coéquipiers. Il a un tir redoutable à mi-distance et dos au panier. C’est le boss de l’équipe, le fer de lance qui n’est pas devenu capitaine par hasard. »

Laurian Tarris : « Il s’est imposé sur le jeu au poste et reflète l’état d’esprit de Kaysersberg. Il défend les couleurs du club tous les samedis avec gnaque et hargne. C’est sulfureux parfois entre nous, mais on se comprend et on se fait confiance. C’est un plaisir de l’avoir avec nous. Notre baisse de régime en janvier correspond à sa blessure. Il est une priorité pour la saison prochaine. »

Jermel Kennedy : « C’est un joueur qui devait prendre sous sa coupe l’équipe, être le leader dans l’âme, le comportement, les attitudes, dans l’agressivité et la prise de responsabilités. Il a des statistiques très correctes et ses qualités de joueur ne sont pas en cause. J’aurais aimé qu’il soit plus entreprenant, mais ce n’est pas sa nature. C’est un gentil garçon, qui se met au niveau de tout le monde, mais il devrait parfois montrer qui est le patron. »

« Zorro est arrivé »

Adomas Drungilas : « Zorro est arrivé en novembre pour redonner de la confiance à l’équipe. C’est le facteur X, le guerrier. Il ne lui a pas fallu longtemps pour comprendre ce qui se passait et dans quelle situation on était. Il a pris ça comme une mission. C’est un combattant.

Il a amené de la dureté et de la rigueur dans l’équipe. C’est un gros défenseur, un formidable passeur, capable également de marquer. Son point faible : les fautes techniques et l’adaptation à l’arbitrage français. »

Alioune Tew : « On reste un peu frustré par rapport à ses prestations. C’est certainement lui qui a les plus grandes qualités dans la raquette : de la taille, de la verticalité et de la rapidité. L’absence d’Abdoulaye Ndiaye a été pénalisante pour lui. Il a été dès lors attendu comme un joueur majeur, un rôle qu’il n’était pas prêt à endosser. »

José Djadjo : « Il est arrivé en cours de saison après les blessures qui ont réduit l’effectif. Il est motivé et opérationnel physiquement. Il a fait son boulot de coéquipier qui sait qu’il ne va pas avoir beaucoup de temps de jeu. »

Hugo Bourblanc : « Il est au club depuis quatre ans et s’entraîne avec nous depuis deux ans. Il progresse, il est très mobile. Il possède de réelles qualités offensives et un shoot très fiable. Il représente l’identité du club. Il doit être motivé et croire en ce qu’il fait. »

Source : DNA, Guy Thomann (https://c.dna.fr/sports/2019/03/20/de-bons-soldats)