Toujours amoindri par de trop nombreuses absences, Kaysersberg n’a pas été en mesure d’inquiéter le leader angevin. Si son effectif ne se remplume pas rapidement, ce sera très compliqué de tenir le rythme dans cette deuxième phase de la N1.

Un quart d’heure pour donner le change. Et puis le score n’a cessé d’enfler. Il y avait trop d’écart, vendredi, entre Angers, leader de cette deuxième phase de N1, et un Kaysersberg démuni, parti le matin même en direction du Maine-et-Loire.

Rien de surprenant donc à voir un écart de 30 points conclure cette opposition entre deux équipes qui avaient déjà ferraillé l’an passé en play-offs de Nationale 2. Même au complet, les Alsaciens n’auraient eu aucune garantie de regagner leurs pénates avec le sourire. Alors sans Mendy, Drungilas et Godin (*) …

« J’ai senti rapidement qu’on n’avait pas de jambes, qu’on était lourds, indique le coach haut-rhinois Fabien Drago. Il nous a manqué ce petit grain de folie pour nous libérer. »

Et pas que. « C’était le match de trop dans cette configuration, poursuit-il. On a manqué de rotations. On vient quand même de jouer trois matches dans des conditions extrêmes avec une courte défaite à Tours (83-85) et une victoire contre Toulouse (83-77). Il n’y a rien de surprenant ni d’inquiétant à cette défaite. Il faut accepter qu’on n’ait pas les mêmes moyens qu’Angers. Mais j’ai un effectif méritant. »

Face à la ribambelle de forfaits qui touche le KABCA, tout le monde essaie d’en faire un peu plus. Tarris et Diagne tentent de décharger Kennedy, particulièrement ciblé, de certaines responsabilités offensives. Walter, qui a « la lourde tâche d’assurer la montée de balle puisqu’on n’a pas de meneur en ce moment », ne s’économise pas non plus. Et le banc relaie tant bien que mal les guerriers.

Drungilas et Godin de retour ?

Ces efforts sont louables. Mais ils resteront improductifs sur le long terme, même si pour l’instant, “KB” a autant gagné que perdu (deux fois) depuis qu’il a assuré son maintien. Pour espérer jouer les play-offs, du sang neuf est indispensable.

Contre La Rochelle, samedi prochain, les Vignerons pourraient temporairement récupérer Drungilas (également touché à l’aine à l’entraînement) qui a fini de purger sa suspension pour sa sixième faute technique.

Le Lituanien saura bientôt ce qui l’attend pour ses septième et huitième techniques… Quant à Godin, le meneur doit passer des examens pour voir si sa déchirure à la cuisse n’est plus qu’un vilain souvenir. Mendy (coude), lui, n’est pas attendu avant deux semaines.

« La réception de La Rochelle sera très importante en vue de la qualification, prédit Fabien Drago. Pour l’instant, on a rempli notre part du contrat. » À la force du poignet.

Source : DNA, Jlien-Thomas Will (https://c.dna.fr/sports/2019/04/07/le-match-de-trop)