Ce soir, Kaysersberg disputera l’ultime rencontre à domicile de sa première saison de N1. Sa salle Faller, qui a souvent nourri ses exploits, lui aura été utile pour arracher son maintien.

La salle Théo-Faller a bien souvent été le chaudron dans lequel les Kaysersbergeois ont puisé leur potion magique afin d’y réussir leurs plus beaux exploits. Si la donne a changé en N1, le KABCA n’a à rougir ni de son bilan domestique, ni de ses installations.

❏ La salle

Quand vous vous appelez Kaysersberg et que vous jouez Toulouse, Tours ou Angers, pour ne citer que quelques équipes de cette deuxième phase, vous ne pouvez pas faire jeu égal au niveau de votre salle. Et pourtant. « On est digne de la N1 en termes d’infrastructures. Il y a encore du potentiel pour gagner des places mais on n’est pas en dessous de la majorité de nos concurrents, souligne le coach Fabien Drago. La salle reste petite si on la compare à Andrézieux ou Orchies. Mais il fait bon y jouer. À un ou deux détails près, la salle Faller pourrait être homologuée pour la Pro B. »

❏ Le public

Malgré une orgie de matches et une saison compliquée, le public est resté fidèle bien que les rencontres en semaine n’aient pas fait le plein. « On a connu une fréquentation plus qu’honorable pour une année de transition, poursuit Fabien Drago. C’était la découverte pour tout le monde. Et on ne nous a pas tenu rigueur de nos trop nombreuses défaites ou des retournements de situation défavorables. On a aussi attiré les curieux. Et pour l’ambiance, on n’avait rien à envier à d’autres. »

❏ La forteresse assiégée

Lorsqu’Angers est venu gagner à Kaysersberg, lors du quart de finale des play-offs de N2, cela faisait deux saisons régulières que ce n’était plus arrivé au KABCA. En 2018-2019, avant la dernière levée, le taux de victoires à domicile se monte à… 41%. « Notre effectif a connu pas mal de turbulences, avec notamment les blessures de Berquier et Ndiaye lors du dernier match amical. C’était bien mieux après l’arrivée de notre pigiste médical (Adomas Drungilas). Il faut aussi se rappeler que l’on n’était pas non plus dominant lors de nos premières années de N2. »

Ce fut le cas cette année avec le scalp du leader Souffelweyersheim alors invaincu ou le renversement de situation improbable contre Andrézieux, le succès du maintien.

❏ L’ultime représentation

Si la saison se termine la semaine prochaine à La Rochelle, la dernière représentation domestique aura lieu ce soir contre Angers. « Les joueurs sont méritants durant cette deuxième phase où de nombreux cadres sont absents (Mendy, Godin, Drungilas, Ndiaye). Angers, c’est un autre calibre. On va essayer de les accrocher le plus longtemps possible en espérant compter sur des circonstances favorables. »

Source : DNA, Julien-Thomas Will (https://c.dna.fr/sports/2019/05/04/la-der-a-faller)