Walter sous haute surveillance

Kevin Walter, qui fêtera ses 31 ans le 5 novembre, semble se bonifier avec l’âge. Auteur de quelques cartons mémorables en fin de saison dernière, le “sniper” de Kaysersberg (1,88m) a gagné le statut d’arme offensive numéro 1 de son équipe. Les adversaires, eux, ne le lâchent plus d’une semelle…

Difficile, pour Kaysersberg, de jouer sur l’effet de surprise, en ce début de saison. Privé de son meneur Rosaire Malonga – opéré du ménisque mardi dernier – et de son pivot David Acker (fracture du poignet), le KABCA est devenu prévisible, offensivement parlant. Les joueurs précités sont réputés, entre autres, pour leur capacité à alimenter la marque. En leur absence, la menace incarnée par l’attaque vigneronne est beaucoup moins protéiforme.

« À moi de repartir du bon pied »

Pour les adversaires, la tâche s’en trouve évidemment facilitée. Il leur suffit, en somme, de contenir la doublette Jonathan Godin/Kevin Walter – soit les deux artilleurs haut-rhinois encore valides – pour mettre ‘‘KB’’ sous l’éteignoir.

Le second nommé, en difficulté samedi lors de la défaite à Saint-Vallier (10 points à 3 sur 12 aux shoots, 4 balles perdues, -1 d’évaluation), a bien conscience du problème. « Nos adversaires essayent de nous fatiguer et d’être agressifs sur les shooteurs, témoigne l’ancien Mulhousien. Même si je ne fais pas l’objet de “trappes” (prises à deux, ndlr) , les défenseurs restent toujours sur moi. Ils ne me lâchent pas et ne vont jamais en aide. Mais ça ne me choque pas plus que ça… »

Cette dernière phrase a son importance. Bien qu’il se sache surveillé comme le lait sur le feu, l’arrière kaysersbergeois ne veut surtout pas se chercher d’excuse. Son statut de leader offensif, qui ne sera pas remis en cause après le retour des blessés, l’oblige à trouver la parade d’une manière ou d’une autre. « Je suis un peu déçu de mes deux derniers matches, confie-t-il. Je suis moins adroit (2 sur 10 à trois points contre Orchies il y a neuf jours) et il y a davantage de déchet dans mon jeu. À moi de repartir du bon pied. »

Kevin Walter a de toute façon suffisamment apporté au KABCA, depuis son arrivée en 2015, pour que personne ne lui tienne rigueur d’un petit coup de moins bien. Auteur d’une deuxième phase du tonnerre, la saison dernière en Nationale 1 (19,9 points de moyenne), le garçon n’est pas sur le déclin, loin s’en faut.

« J’ai eu la chance de ne pas être trop blessé jusqu’à présent »

À bientôt 31 ans – il les fêtera le 5 novembre –, le scoreur attitré de “KB” se verrait bien étirer sa carrière « le plus possible ». « J’ai eu la chance de ne pas être trop blessé jusqu’à présent, souffle-t-il. J’ai subi quelques entorses, mais je n’ai jamais eu de gros pépins. Je touche du bois… »

Responsabilisé comme jamais par son entraîneur Fabien Drago, l’arrière n’a qu’une priorité, pour l’heure : « Pérenniser Kaysersberg en N1 ». « Au regard de la situation actuelle, ce serait présomptueux d’annoncer autre chose que le maintien, estime-t-il. Deux joueurs majeurs sont absents et nous sommes dans les quatre derniers de la poule (11e , 2V, 4D). Il faut déjà qu’on essaye de se mettre à l’abri. »

Dans cette optique, le KABCA ne serait pas contre s’offrir un petit joker. Un exploit face à Chartres, le leader invaincu de la poule (six victoires en autant de journées), samedi prochain à domicile, constituerait assurément un sacré bonus…

 

Source: DNA, Amaury Prieur

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